01 mars 2016 ~ 0 Commentaire

Les chauffeurs Uber et Lyft en grandes difficultés

gouffre

SAN FRANCISCO: les chauffeurs Uber et Lyft qui passent de plus en plus de temps derrière le volant pour de moins en mois de revenus ont manifesté récemment, mais maintenant, ils sont confrontés à une nouvelle difficulté et de taille, faire face au contrat de location qui les lie à ces mêmes sociétés de « ride sharing » et/ou à leurs partenaires.

« Ils vous appellent et vous disent « votre voiture est prête, venez la chercher« , dit Kelsey. Il roule pour Lyft et c’est tellement facile de démarrer avec Breeze dit-il, société de location all in prix $800.

« Cela semblait fonctionner, je gagnais décemment ma vie«  dit-il. Puis Lyft a commencé à réduire les tarifs.  »Nous avons eu 5 baisses de taux depuis que j’ai commencé à conduire. À l’heure actuelle, conduire n’est tout simplement plus viable » dit-il.

Angelica est en grandes difficultés aussi. Elle a obtenu sa voiture par le biais d’ Uber.  »Cela faisait 4 ans que je n’avais plus eu de voiture, donc, je me suis dit cool, je vais avoir une voiture et le job qui va avec« .

Uber l’a envoyée chez un concessionnaire Toyota à San Francisco où elle a signé un bail avec une société appelée BAMA. Son bail semblait être une bonne affaire par rapport à Breeze: un peu moins de $650 par mois pour un modèle Prius supérieur. Mais une fois que vous ajoutez une assurance supplémentaire pour un usage commercial de la voiture, cela grimpe à $1000 par mois.

« En tant qu’ avocate spécialisée dans la protection des consommateurs, je me suis intéressée à ces cas« , a déclaré Claire Johnson Raba de Bay Area Legal Aid. www.baylegal.org. Elle dit avoir vu un nombre croissant de chauffeurs en grandes difficultés et met en cause un contrat de location bien trop déséquilibré évidemment largement en faveur de ces sociétés de location.

Elle a examiné les contrats des chauffeurs et le plus gros problème réside dans le fait que ce sont des contrats commerciaux, qui ne sont pas couverts par les lois sur la protection des consommateurs.  »Un bail commercial suppose que les deux parties soient des entreprises et ce n’est pas du tout le cas ici « .

Un autre problème avec ces contrats : ils sont, tous les deux, limités à 2500 miles par mois. Ce qui est sans doute très bien pour le consommateur moyen. Mais lorsqu’on utilise le véhicule à des fins commerciales et pour une utilisation intensive, les charges induites par les dépassements de kilométrage deviennent vite insupportables.

Angelica affirme aussi que toutes les réparations sont à sa charge et reste sans travail tout  le temps d’indisponibilité de sa voiture. Elle met en garde tous ceux qui seraient tentés et leur dit: « c’est finalement trop beau pour être vrai et que même atteindre le salaire minimum est impossible« .

Breeze et BAMA ont refusé les demandes d’interview.

Lyft dit qu’il a maintenant un nouveau partenariat avec GM, qui a été annoncé début Janvier. GM va devenir un fournisseur privilégié de véhicules d’utilisation à court terme pour les conducteurs Lyft, qui devient aussi courtier en location aux États-Unis.

Uber confirme qu’il a encore un partenariat avec BAMA. Il offre maintenant un nouveau contrat, juste pour les chauffeurs Uber appelé Uber Xchange qui donnerait aux chauffeurs plus d’options.

Voici leur déclaration : « Beaucoup de chauffeurs voudraient rejoindre Uber mais n’ont accès ni au crédit ni à la location, nous avons donc imaginé des solutions pour eux. Notre objectif est de donner aux chauffeurs des options qu’ils n’ont jamais eues avant et la possibilité de choisir ce qui fonctionne le mieux pour eux.  »- Andrew Chapin, Uber « Chief Solutions for vehicules ».

Enfin, Bay Area Legal Aid offre des cessions de conseil pour les chauffeurs qui ne peuvent pas se permettre un avocat privé. www.baylegal.org/what-we-do/consumer-law/ .

Source CBS

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