27 mars 2017 ~ 0 Commentaire

Le taxi en commission infrastructures

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COMMISSION INFRASTRUCTURES DU 27  MARS 2017 INTERPELLATION DU DEPUTE JAMAL IKAZBAN CONCERNANT LE SECTEUR DU TAXI.

« L’évolution du secteur des taxis et le développement des situations de concurrence déloyales »

 

La Commission Infrastructures s’est donc réunie ce jeudi 27 mars 2017 autour de l’interpellation du député Jamal Ikazban que vous pourrez consulter au bas de cet article.

Le député a informé le Ministre de la Mobilité (qui est arrivé avec 20 bonnes minutes de retard ) des avancées significatives en matière de numérisation du secteur du taxi tout en s’inquiétant de l’avancée constante du désordre dans le secteur.

Les licences  VLC (voiture de location avec chauffeur) distribuées à tour de bras par les régions wallonne et flamande (à ce jour environ 600) se retrouvent toutes dans les rues de Bruxelles pour y exercer en toute illégalité l’activité de taxi.

A la question qu’en est-il des contrôles et des effectifs, le Ministre répond que 7 agents ( 7 seulement serait-on tenté de dire )  contrôleurs ont la charge de 1 300 taxis auxquels il faut ajouter environ 800 limousines ( dont environ 600 ne sont pas bruxelloises ), soit un agent pour 300 véhicules !

On apprend aussi que 90% des PV dressés concernent des VLC en provenance des deux autres régions du pays.

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Le député Bruno De Lille  (Groen) ne comprend pas que l’on puisse laisser une firme multinationale se moquer ainsi de la réglementation régionale. Le député Groen ajoute que ce déversement de véhicules supplémentaires dans les rues de Bruxelles pose outre les problèmes de respect de la législation, un gros problème en termes de mobilité et de qualité de l’air à Bruxelles. Il rejoint le député Ikazban en soulignant le risque de paupérisation généralisé dû au modèle économique de ce type de plateforme monopolistique (Uber).

La députée Céline Delforge (Ecolo) abonde dans le sens du député Bruno De Lille et du député Ikazban tout en soulignant l’actualité qui dévoile les pratiques de la société Uber accusée par ses ingénieurs féminines de sexisme et par ses chauffeurs d’esclavagisme. Elle ajoute en s’adressant au Ministre Smet,   je la cite « nous sommes à mi-mandature  Monsieur le Ministre de la Mobilité et depuis deux ans vous nous menez tous en bateau concernant votre plan taxi ». Dans sa réponse, le Ministre tient à la rassurer et avance pour ainsi dire une date de sortie du plan, il parle de début mai 2017.

Le MR s’est aussi exprimé par la voix du député et Président de la Commission Infrastructures Boris Dilliès. Celui-ci tout en reconnaissant les progrès effectués par le secteur du taxi rappelle que le MR reste sur sa ligne à savoir la libéralisation du secteur dans son ensemble.

En assistant à cette Commission Infrastructures, on doit bien reconnaître que le discours selon lequel Uber est un héros du numérique et de l’emploi a laissé place à un peu plus de prudence, de nuance et de modération dans la salle 206 du Parlement où une petite délégation de taximen avait pris place.

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Interpellation de Jamal Ikazban à l’attention de Pascal Smet, Ministre de la Mobilité, au Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, concernant le lancement de la nouvelle application de taxi2share permettant aux PMR de commander un taxi en ligne.

 

Monsieur le Ministre,

 

Suite à la diversification de ses services, l’application mobile de taxis partagés, taxi2share[1], lance un service à l’attention des personnes à mobilité réduite (PMR) qui désormais peuvent commander en ligne un taxi adapté à leur handicap. J’aimerais que l’on s’attarde un instant sur cette innovation d’utilité publique. D’autant qu’une telle modernisation numérique ne peut que vous réjouir.

 Vous qui avez lancé un défi au secteur des taxis bruxellois en lui conseillant de se moderniser et de prendre le train de la révolution numérique qui est en en marche… comme certaine plateforme Uber.

 On ne peut pas reprocher au secteur de se défiler puisqu’il a entendu et accepté de relever le défi malgré les difficultés liées au système archaïque de recrutement de nouveaux chauffeurs (voir mon interpellation sur la pénurie de chauffeurs de taxis), ou encore à la concurrence déloyale subie par Uber. Ce défi est même régulièrement relevé et avec succès. Et cela ne date pas d’aujourd’hui.

Ainsi dès septembre 2008, cherchant à diversifier les offres et alternatives, des taxis collectifs de nuits voient le jour avec 200 points d’embarquement entre 23h et 6h du matin. C’est le service Collecto[2] dont les réservations se sont digitalisées, depuis lors, au travers d’une appli mobile de géolocalisation, commande et réservation de la voiture partagée pour smartphones, téléphones mobiles et tablettes sur l’Appli Store et Google Play Store. Le service Collecto connait d’ailleurs un succès grandissant avec pas moins de 394 000 voyageurs depuis son lancement.

En 2014, c’est une autre appli de commande et de réservation de taxis,Ecab[3], qui voit le jour. En un clic, il est possible de visualiser les chauffeurs disponibles, de définir son lieu de départ, de se géolocaliser pour être pris en charge sur le lieu le plus proche avec 2 possibilités de paiement en liquide ou via carte de crédit en téléchargeant l’appli 3D Sécure.

Au printemps dernier, ce sont les appli Splyt[4] et Taxi2Share[5]permettant le partage de taxi qui voient le jour.

Rien qu’en ce mois de novembre, 25 taxis viennent de s’équiper detablettes[6] pour faciliter le séjour des touristes, chez nous. Il s’agit de permettre aux passagers dès l’atterrissage à Brussels Airport de connaitre les offres touristiques et autres informations sur Bruxelles et la Belgique. Les taxis participent donc au rayonnement de notre Capitale.  

Toutes ces énumérations pour rappeler les efforts que font les sociétés de taxis pour répondre aux exigences de la Région et de leur Ministre de tutelle. 

En ce qui concerne la nouvelle appli destinée aux personnes à mobilité réduite, il faut savoir que sur 1270 taxis bruxellois, une centaine[7] de véhicules sont équipés pour transporter ces personnes-là. Cette catégorie d’usagers pourra via l’appli Taxi2Share distinguer en temps réel la position des voitures adaptées aux personnes à mobilité réduite (en bleu sur l’appli) des autres taxis (en noir), en commander une, et avoir une estimation de la course en fonction de la destination. Dès janvier, le secteur annonce une appli de taxis partagés munie d’un système vocal permettra aux personnes malvoyantes et aveugles de commander et partager une voiture.

On le voit le secteur des taxis foisonne d’idées nouvelles en matière de révolution numérique. Dès lors, j’aimerais savoir Monsieur le Ministre :

- Je reviens avec une question à laquelle je n’avais pas eu de réponse, en juin dernier. Où en est la concertation avec le secteur des taxis ?

- Pensez-vous que le secteur a suffisamment fait d’effort dans le domaine de la modernisation numérique ?

- Qu’en est-il aussi du Plan taxis ?

- A Quelles exigences devrait répondre à son tour Uber pour qu’il ait les mêmes obligations que les autres taxis ?

 Je vous remercie pour vos réponses,

Jamal Ikazban    

 


SB

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